La classe de madame Valérie · François Blais

 

J’espérais tellement me régaler. J’avais hâte de le commencer. Un gros bouquin qui braque les projecteurs sur plein de personnages. Ça promettait. Du personnage, ce nest pas ce qui manque dans La classe de madame Valérie. On suit une vingtaine danciens élèves de 5e année d’une petite école de Grand-Mère, à différents moments de leur vie. Le roman se divise en trois jours/parties. Dans chacune des parties, on rencontre une à plusieurs fois les personnages, et ce, sur différentes années (1990, 1997 et 2011). Les jeunes quon découvre pour la plupart à 11 ans reviennent comme cégépiens, puis une fois bien installés dans leur vie d’adulte. Ça paraît mêlant, dit dmême, mais ce nest pas si pire si on prend des notes en lisant!

Untel rêvait de devenir musicien; il joue dans les bars une fin de semaine par-ci par-là et travaille dans une usine la semaine. Une telle voulait devenir enseignante; elle est serveuse sexy dans un resto et s’abreuve aux guides de croissance personnelle. Et ça défile comme ça, dans le même genre. Bref, rien de bien réjouissant. J’ai été emballée par lidée, mais jai ragé. Il y a trop de personnages. Le nombre aurait pu être réduit de moitié afin de mettre de la moelle autour de los. En plus, les sauts dans le temps ne sont pas toujours réussis. Au bout dun certain temps, lintérêt s’épuise. Le procédé devient trop systématique, prévisible. Les détails saccumulent, ça tourne à vide. Sans parler que ça beurre épais sur les clichés

Dans sa volonté de tout dire, dembrasser un monde en mettant tout au même niveau, le roman part en vrille. Dommage… Jaurais vraiment aimé aimer.

La classe de madame Valérie, François Blais, L’instant même, 2013, 402 p.

Note : 1 sur 5.

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