La fille de cinquante ans · Malin Lindroth

Une fois n’est pas coutume. Dans le sillage de ma lecture de La fille de cinquante ans de Malin Lindroth, je vais te jaser de moi. Pendant que ma couette est au lavage, je vais te partager une grosse partie de mon intimité.

Je suis une mère célibataire de quarante-huit ans. Je partage ma vie avec la sauterelle, mon ado de quatorze ans. Point non négligeable, je ne vis pas une relation fusionnelle avec elle. Je suis célibataire depuis que ma fille à trois mois. Je suis célibataire et c’est un choix délibéré. J’adore les hommes. J’ai eu une très longue relation et quelques autres plus courtes, mais non moins intenses. Je suis un caribou sauvage et solitaire. J’ai une vie sociale et familiale suffisamment remplies à mon goût.

Pour en revenir à l’essai de Malin Lindroth, je vois que je ne suis pas une « vieille fille » au sens où elle l’entend.

Qu’est donc la vieille fille moderne? La réponse la plus simple est : celle qui vit involontairement sans conjoint.

Contrairement à elle, je vis volontairement sans conjoint. Je m’épanouie dans mon célibat. Je ne manque de rien, ni d’affection, ni de sexe, ni d’argent, ni de sécurité. Je ne voudrais rien changer à la vie que je me suis construite et je suis en accord avec les choix que j’ai faits.

À mesure que ma confiance en moi augmentait, je me délestais du désir de plaire et de séduire. Je ne recherche plus ma valorisation dans le regard de l’autre. Mon estime de soi a été très durement acquise. La valeur que je m’accorde ne vient plus de ma capacité à susciter l’intérêt de quelqu’un. Je n’ai plus besoin que quelqu’un me dise que je suis belle, bonne, capable. J’arrive à me donner des tapes dans les dos toute seule et à me faire, si nécessaire, un clin d’œil dans le miroir.

Là où on se rejoint, Malin et moi, c’est dans l’incompréhension profonde et viscérale dont nous sommes les victimes. Le célibat est source de suspicion. J’en ai entendu des vertes et des pas mûres: Tu attends le prince charmant? Tu dois être trop sélective. Serais-tu une lesbienne refoulée? Une féministe enragée qui hait les hommes? Si tu t’arrangeais mieux, tu pognerais plus. Es-tu une femme frustrée?

N’en déplaise, rien de tout ça. Sauf, peut-être, que si je m’arrangeais mieux, je pognerais plus! Mais le hic, c’est que je n’ai aucun intérêt à pogner plus.

Ce serait, bien sûr, plus simple si mon échec pouvait s’expliquer par un traumatisme lié aux hommes ou si j’étais en fait une lesbienne qui ne s’assumait pas, comme des psychologues de comptoir l’ont prétendu.

À partir d’un certain âge, j’ai préféré chercher à me compléter, à faire de moi un gros tout plein, plutôt que de chercher ma moitié.

À un moment donné, on franchit la limite pour ne plus faire qu’un avec sa solitude, si bien qu’on ne peut plus la considérer comme une maladie dont il faut à tout prix se débarrasser. Elle serait plutôt un pays natal où on cultive son jardin et où on s’est occupé de sa maison pendant si longtemps qu’il en faudrait beaucoup pour vouloir en partir

Le célibat est accepté dans la mesure où il est temporaire, en attendant. Un entre deux couples. Veux-tu bien m’expliquer pourquoi la vie de couple est à ce point valorisée? Pourquoi est-elle la norme?

Aparté. Y’a ma mère. Soixante-dix-huit ans au compteur, pétante de santé. Ma mère a toujours été en couple. Sauf les cinq-six dernières années. Depuis, elle cherche un compagnon de vie. Des hommes, elle en a rencontré plusieurs. Au point qu’il lui arrive d’oublier des noms. Il y a toujours des pépins dans la pomme. N’empêche qu’elle ne baisse pas les bras. La recherche d’un compagnon la désennuie, la divertie. Si elle aimait lire autant que moi, elle s’ennuierait peut-être moins. L’espoir fait vivre, y paraît. Elle pense qu’une fois que ma sauterelle aura quitté la maison, je vais m’empresser d’ouvrir ma porte à un homme. Peut-être bien que oui. Mais plus probable que non.

La vie à deux ne fait plus partie de mes envies. La vie de couple n’est pas, à mes yeux et aux miens seulement, la route qui conduit au bonheur, à l’épanouissement. C’est comme si le chapitre « vie de couple » de ma vie était terminé. Je suis passée au suivant et je m’y plait, voire m’y complais.

Faut dire, aussi, qu’aucun couple de mon entourage, tant proche qu’éloigné, ne me fait envie. J’étouffe en m’imaginant vivre leur vie. Disons que j’ai le sentiment d’étouffement facile!

Durant ma longue déambulation de vieille fille, j’ai vu de nombreux exemples de vies à deux destructrices. Certains couples semblent gérer leur vie commune comme s’il s’agissait d’une petite entreprise. D’autres donnent l’impression de vivre dans une  cabine pressurisée de besoin non assouvis. D’autres encore ont depuis longtemps passé la frontière qui sépare l’amour de la manipulation. Je ne veux rien de tout cela. Si je dois vivre avec quelqu’un, j’aimerais que ce soit avec ce quelqu’un dans sa totalité. Un allié. Mais ce genre de personne est rare. Je ne compte plus le rencontrer.

Jusqu’à présent, personne n’a jamais formulé, même en pensée, la nécessité de trouver un mot particulier pour différencier les couples heureux des couples malheureux.

J’ai trouvé ce passage particulièrement éprouvant à lire.

Le nom de code était « amour ». À l’instant même où j’entendais ce mot, je donnais à  l’homme le feu vert pour tout ce qu’il voulait, qu’il me tire les cheveux, qu’il commente mes vêtements, me compare à un monstre, à un animal, à un criminel de guerre soviétique. Qu’est-ce que t’as sur le dos? Une robe ou un peignoir? Tu t’es coupé les cheveux avec une tronçonneuse? À moins que tu sois allée chez le coiffeur en état d’ébriété? Je me disais que c’était le genre d’humour que j’aimais, de l’humour noir. Mais, en réalité, j’étais brisée chaque fois qu’il m’accueillait avec ce genre d’insultes.

Ces mots sont terribles. Comment l’estime de soi peut être à ce point inexistant pour accepter l’inacceptable? Il faut apprendre à s’aimer et à se respecter, grand dieu! C’est l’un des plus beaux cadeaux qu’on puisse se faire.

Bon, je m’arrête ici. Ma couette est propre et sent le printemps. Je vais aller faire mon lit!

La fille de cinquante-ans, Malin Lindroth, trad. Marianne Ségol-Samoy, Globe, 2021, 112 p.

Note : 3 sur 5.

  1. Merci beaucoup pour ce témoignage qui me parle beaucoup. Et ce passage « La recherche d’un compagnon la désennuie, la divertie. Si elle aimait lire autant que moi, elle s’ennuierait peut-être moins. » résonne particulièrement en moi. Tu m’as convaincue de lire ce livre.

    1. Ma mère a pêché un nouveau compagnon. Deuxième rencontre prévue ce week-end, avec souper en tête à tête. Elle n’arrête jamais et ça me désespère un brin!

      Je suis très curieuse de te lire sur La fille de cinquante ans. Toutes ces questions qu’elle soulève…

  2. dans mes repérages ! bon, j’espère qu’on se verra bientôt (Festival America? on y croit!) , et je te dirai : « alors, ça pogne?! » 😀

  3. Ton billet me parle car j’ai le même ressenti et vis pleinement mon célibat au grand dam de beaucoup … ! J’ai beaucoup aimé ta phrase :  » faire de moi un gros tout plein plutôt que chercher ma moitié. »

  4. Merci pour cet article et ce partage intime très juste et intéressant. Je suis mal placée pour en juger puisque qu’à quarante deux ans j’ai toujours vécu en couple. Mais toujours est-il que justement ces temps je me demande souvent ce que je serais si je vivais en célibat, sans faire de compromis, en assumant seule mes choix. C’est très confrontant comme réflexion. Je ne serais même pas certaine d’en être capable. Vouloir vivre seule, même pour un temps limité, n’est jamais admis comme une vraie raison. Bref. J’ai adoré tes lignes. Mais je ne pense pas lire le livre tout de suite, je le garde en tête 😉

    1. Je te remercie pour tes mots et ton partage. C’est certes confrontant comme réflexion.

      J’ai tant de questions, suite à ton commentaire. Ne serait-ce que: Pour quelle raison te demandes-tu ce que tu serais si tu vivais en célibat? Pourquoi doutes-tu d’en être capable?

      Les raisons pour lesquelles on est en couple (et elles peuvent être multiples) m’intéressent autant que les raisons pour lesquelles on ne vit pas à deux.

    2. Je réponds bien volontiers à tes interrogations, je trouve ce sujet passionnant.
      Je me demande ce que je serais parce que j’ai parfois l’impression que tout se construit autour du couple et qu’on finit par exister aux yeux des autres uniquement par cette entité. Ça dépend du contexte j’en conviens. Je suis d’un caractère indépendant et j’ai besoin de ma solitude, mais en couple ce besoin est une bataille continuelle je trouve.
      Lorsque je me demande si je serais capable de vivre seule, c’est simplement parce qu’au fil des années le couple devient une zone de confort. Vivre seule c’est sortir de cette zone. Et je comprends totalement qu’une indépendance si durement acquise ne soit plus mise à prix.

    3. Il est vrai que le sujet passionne.

      Je comprends qu’on peut avoir le sentiment de n’exister aux yeux des autres uniquement par l’entité «couple». De se retrouver célibataire du jour au lendemain, alors qu’on a toujours été en couple, est extrêmement déstabilisant. Retrouver ses repères, ses aises, n’est pas simple. Quant à l’indépendance au sein du couple…
      Le couple comme zone de confort? Évidemment. Sortir de ses sentiers battus ne va pas de soi. À moins que la vie de couple soit rendue trop beige ou toxique, il n’y a pas lieu d’en sortir. Je pense qu’il y a moyen de trouver son plein épanouissement personnel au sein même du couple. C’est juste plus ardu, à mon sens, impliquant des compromis, des discussions, des ajustements et, je l’avoue, une certaine dose d’égoïsme qui peut se transformer en culpabilité!

  5. Ce billet me parle, évidemment ! on en avait déjà un peu parlé, suite à un article sur mon blog où je parlais de solitude mais aussi de mon amour pour ma vie solitaire. J’ai vécu neuf ans en couple, et si au départ c’était vraiment bien, ça a dégénéré, pour diverses raisons. Je sais que je me suis effacée (tout en gardant mon fichu caractère, il ne faut pas pousser), j’ai nié plein de choses en moi. Le retour à la vie célibataire a été compliquée au début mais tout un soulagement aussi parce que je ne devais plus « m’occuper » d’une personne très peu stable (c’est un euphémisme).
    J’ai cherché un peu un amoureux, mais je n’ai jamais trouvé d’homme qui me convenait, j’ai eu peur de perdre ma liberté, de devoir à nouveau supporter des caractères parfois difficiles. J’ai la flemme de chercher aussi, j’avoue.
    Par contre, je n’ai jamais eu d’enfants, et je sens malgré tout un mini-manque, tout en me disant que du coup, je n’ai aucune responsabilité. Le fait de ne plus avoir de parents en vie a accentué cela.

    Et je n’ai toujours pas trouvé de films ou séries qui font des portraits positifs de femmes qui vivent seules et qui sont heureuses, et qui ne cherchent pas l’amour à tout prix ! Et même dans des romans, je ne pense pas que ce soit courant – ce sont souvent des portraits de femmes aigries, malheureusement. Et je sais que ce n’est pas le cas de beaucoup !

    Et donc, soit on vient toutes au Québec en discuter, soit on organise une rencontre en Europe !

    1. Il y aurait tant à échanger, à dire. Merci pour tes mots. Mais ça n’en restera pas là. Je compte bien te rencontrer en vrai un jour, que tu me fasses un de tes cocktails et que l’on échange jusqu’à plus soif.

      Et on se tient au courant si, à un moment donné, nous trouvons un film, une série ou un livre qui parle de vie heureuse en solo!

      Et donc, on se voit au Québec ou en Europe. Je suis partante!

  6. ah ah ! je te lis enfin ! Serais-tu une lesbienne refoulée? mdr !!! je ne pense même pas à ce que peuvent penser les gens derrière mon dos. Ma mère sait que je suis une solitaire depuis ma naissance, vu que bébé, je ne pleurais pas, je préférais restée éveillée dans mon lit à regarder mes mains et à rêver éveillée ! j’aime être amoureuse, mais moins être en couple et je me souviens trop de cette sensation d’étouffement, du manque de confiance, bref .. je compte bien retomber amoureuse mais chacun chez soi ! j’ai besoin d’heures à moi, mes ex ne comprenaient pas cette nécessité …

    et puis bon la cerise sur le gâteau en te lisant, c’est ta mère – que j’adore tu sais ! oh oui, comme ma grand-mère, elle enchaîne les histoires amoureuses, j’admire sa ténacité !!!!

    bon avant d’inviter les autres blogueuses, tu m’accueilles en preums !!! non mais…. 😉 LOL

    1. Je connais suffisamment bien ton histoire et ton parcours pour savoir que tu ne manques de rien (sinon de voyager et de venir faire ton tour)!

      Ma mère a eu un nouveau rendez-vous cet après-midi. Elle avait un devoir à faire! Écrire 25 questions à lui poser. Et lui, il doit lui poser 25 questions. Elle était à court d’inspiration, j’ai dû l’aider dans ses questions! J’en saurai plus demain! J’en peux pu!

      Tu es toujours l’invitée number one, ayant la priorité sur les dates!

  7. Le célibat, volontaire et assumé, est aussi tabou dans nos sociétés modernes que le choix, volontaire et assumé, de certaines de femmes de ne pas devenir mères, de vivre librement ta sexualité, etc. etc.
    Choisir délibérément une autre voie que celle, toute tracée et traditionnelle, qui est censée être la « norme » rassurante, et en plus réussir à vivre une existence épanouie, ça fait peur… et ça fait envie aussi, et ça irrite les gens parce que ça les met face à une alternative qu’ils n’ont pas imaginée ou pas eu le courage d’assumer en préférant se conformer à ce qui était attendu.

    1. Que puis-je ajouter? Tu m’enlèves les mots de la bouche!

      On ne refera pas le monde, mais c’est enrageant de voir à quel point les tabous sont toujours aussi présents.

  8. Ben nous avons exactement le même âge ! Je ne suis pas célibataire, mais j’aime aussi la solitude, et je peine à comprendre celles et ceux -nombreux- qui n’envisagent pas pouvoir vivre sans compagne ou compagnon… j’ai élevé mes deux filles en leur inculquant l’importance de l’indépendance, qu’elle soit matérielle, intellectuelle, ou psychologique.
    Alors merci pour ce billet si rafraîchissant de bon matin !

    1. Nous avons le même âge! Cependant, es-tu aussi pleine de sagesse que moi?!

      Je demeure convaincue qu’il est possible d’être bien accompagné et de mener une vie à deux enrichissante. Ce que vous avez inculqué à vos filles est extrêmement précieux. Elles sauront vous en remercier.

  9. Excellent billet. Je pense que tu as plusieurs consœurs parmi tes abonnées. 22 années consécutives de célibat au compteur et je n’imagine même pas changer de trajectoire.

    1. Merci, Sylvie. Je suis la première surprise de lire autant de commentaires qui font écho à mon « statut ». Après années de célibat au compteur, on peut parler de célibataire endurcie?!!! Une autre expression qu’il serait instructif de décortiquer!

    2. Je n’ai pas de problème avec cette expression de célibataire endurcie. C’est bien moi et je vis très bien avec ce « statut ». 😊

  10. Il va falloir que toi tu écrives un livre, Marie-Claude, « Le caribou de quarante-huit printemps » ou quelque chose comme ça. Ce que tu livres de toi est très inspirant. Merci.

    J’ai eu cinquante ans en juin dernier et j’élève mes enfants seule depuis onze ans. Ma fille avait dix ans, mon fils sept quand je me suis retrouvée à préférer les chiffres impairs que les chiffres pairs. Changement de ville, d’école, de taf, de tout. J’étais mariée et ai été longtemps heureuse, mais mon couple est parti en vrilles et c’est moi qui suis partie, après plusieurs années de vains écopages. Me retrouver seule avec deux gamins n’a jamais été un projet de vie en soi, mais avec du recul, je me dis que ce revirement dans mon existence a été une chance. J’ai tellement mieux partagé avec mes enfants ensuite. Je suis devenue à tendance fusionnelle. Mais bon ça va, je négocie pas trop mal je crois cette période où ils s’envolent du nid (bon, heureusement, ils ne s’envolent pas encore trop loin haha). J’ai mieux partagé avec mes enfants, mais surtout je me suis trouvée. Je ne dis pas « retrouvée » car depuis toujours je moulinais pour me chercher, en fait. Je sais ce que je veux maintenant et le célibat n’a rien à voir avec la solitude, être amoureux n’a rien à voir avec la vie commune. Je ne pourrais plus vivre avec un homme aujourd’hui. Impossible de me laisser empiéter, la flemme de faire ce genre d’efforts à nouveau. C’est dingue le nombre de personnes pour qui « refaire sa vie », c’est refaire du couple. La vie c’est bien plus que ça.

    Et ce livre alors, tu le conseilles, ou pas ? 🙂

    1. Alors là, merci à toi pour tes mots. Merci pour cette tranche de vie qui me donne encore plus envie de te connaître. J’aime quand la passion des livres s’élargie et permet de développer des liens plus forts. C’est ce type de commentaire qui donne tout son sens à mon envie de bloguer. L’échange, le partage et la passion des livres. Reste que par moment, la distance rend les échanges plus frustrants! Je prendrais bien l’avion pour aller prendre un apéro avec toi et échanger longuement, plutôt que par clavier interposé! À moins qu’un détour par le Québec te tente?!

      J’ai tant de questions! Je suis bien d’accord que le célibat n’a rien à voir avec la solitude. On peut se sentir plus seule en couple que seule avec soi-même. De plus, être amoureux n’a rien à voir avec la vie commune, je suis entièrement d’accord.

      Entre deux lavages, je vais cogiter à mon premier livre!!! Et, oui, je conseille l’essai qui se lit en quelques heures, ne serait-ce que pour les questions le constat assez consternant qu’il amène.

      Encore merci pour ce partage xx

    2. Nous sommes sur la même longueur d’ondes et lorsque le monde tournera à nouveau à peu près dans le bon sens, ce sera un grand bonheur de pouvoir échanger et pipeletter en réel avec toi ! En France ou au Québec, on trouvera bien le bon créneau 🙂
      Merci à toi xx

  11. Oui oui oui je souscris et je signe….. Quelques années de plus mais je ne compte plus et même ressenti…. Que la vie solo est douce et libre… Aucune envie de changer même si cela suscite l’incompréhension et les questionnements auxquels je ne réponds plus. Je me suis découverte seule et à travers le regard de l’autre ou de ce qu’il attendait de moi….. Bravo pour cette chronique qui remet tout à sa place….. Même la couette 😉

    1. Tes mots sont chauds à mon coeur. Ça me fait plaisir de partager un même ressenti et que mes mots trouvent un écho.

      Cela ne cesse de m’étonner de constater à quel point l’incompréhension et les questionnements soient omniprésents, comme s’il n’y avait qu’une seule façon légitime de vivre sa vie.

      Tiens, je vais changer de nom de blogue: le cercle des célibataires livrophages, ça te parle?!

  12. Génial quand tu te livres et super intéressant ! Tu mets le doigt sur des points importants : se sentir bien mais pas à travers le regard de quelqu’un d’autre, le célibat voulu et réfléchi mais sans rejet de l’autre… Bref ! J’ai adoré ce que tu as écrit…J’ai dix ans de plus que toi, et pour rien au monde je ne voudrai vivre à nouveau avec quelqu’un, la vie à deux, c’est terminé, mais pas la relation amoureuse, dont je ne peux me passer… Bref ! Je n’ai pas l’habitude de raconter ma vie, donc, je ne vais pas le faire ici mais il y a des choses qui résonnent en moi dans tout ce que tu as dit.

    1. Cet essai a tellement résonné fort en moi, m’interpellant, me faisant me poser mille questions. J’ai eu envie de me livrer, en écho aux mots de Malin Lindroth.

      Je suis ravie de lire tes mots. Évidemment, cela nécessiterait un apéro en live! Car me voilà avec d’autres questions: ne pas pouvoir se passer de relation amoureuse, mais sans vivre à deux. Un distinction intéressante sur laquelle j’aimerais échanger. En fait, il me faut un billet d’avion, et j’arrive pour un verre (ou deux)!

    2. Fallait le dire plus vite! Sérieusement, il faut arranger quelque chose. Je suis le « pied-à-terre » des blogueuses françaises et belges!

      La bouteille de vin et le lit d’amie sont prêts, sans parler du feu de foyer qui n’attend plus que toi!

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