Là où ça fait mal · Sarah De Leeuw – Le chant de Celia · Lee Maracle

Je n’arriverai pas à te parler de ces deux livres. Pour y parvenir, je devrais me creuser la tête plus qu’à l’habitude et, du même coup, décortiquer mon émotion. Je préfère pas. Je veux zieuter ces deux livres, que je laisse traîner dans le salon, et me rappeler l’émotion qu’ils ont fait naître.

Ce que je peux te dire, c’est que Sarah de Leeuw et Lee Maracle sont de redoutables conteuses. La musique dégagée par leurs mots est envoûtante, les images qu’elles peignent sont vibrantes.

Ce que je peux te dire aussi, c’est que je pense acheter plusieurs exemplaires des essais de Sarah de Leeuw et les offrir. Ne rien dire d’autre que «Lis ça».

Ce que je peux te dire encore, c’est que Le chant de Celia figure parmi les meilleurs romans autochtones canadiens que j’ai lu ces dernières années, aux côtés de Les étoiles s’éteignent à l’aube et de Birdie. C’est un roman sinueux, exigeant. Pour une fois, les quelques pointes de réalisme magique ne m’ont pas effrayées.

Je ne t’ai pas dit grand-chose, presque rien. Mon laconisme dit tout.

Là où ça fait mal, Sarah de Leeuw, trad. Jean-Marie Jot, Leméac, 2021, 144 p.

Note : 5 sur 5.

Le chant de Celia, Lee Maracle, trad. Joanie Demers, Mémoire d’encrier, 2021, 320 p.

Note : 4 sur 5.

14 Commentaires

  1. j’ai tenté trois fois de laisser un commentaire mais impossible via mon iPad GRRR
    du coup je le fais via mon ordinateur
    évidemment je te rejoins pour le recueil ! et j’ai hâte de lire Lee dont j’ai déjà eu la chance de lire un roman (tu te souviens?)

    1. Tu fais bien! J’ai prêté le recueil de Sarah de Leeuw à Electra et l’effet est le même. Pour ma part, je n’ai jamais rien lu de tel. Sa façon d’écrire et de faire des liens est incroyable.
      Pour le dernier roman de Lee Maracle, j’ai adoré qu’on soit loin des clichés et de la caricature trop souvent habituels. Un excellent roman autochtone.

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